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du Hogan des Vents
de race Berger d-Anatolie
L'Elevage du Hogan des Vents
HAZAN du Hogan des Vents

Chiots pour compagnie, exposition, élevage et travail sur troupeau

Situé dans les Alpes de Haute Provence, l'Elevage du Hogan des Vents (Certificat de capacité 04-032) est constitué par un élevage de chèvres Anglo-Nubiennes et de moutons Cameroun orienté vers la production de reproducteurs et un élevage de chiens unique en France spécialisé dans la protection des troupeaux (Chien de Montagne des Pyrénées, Dogue du Tibet, Mâtin Espagnol et Kangal).

Mon élevage est né de ma passion pour les animaux qui remonte à ma toute petite enfance et qui ne m'a jamais quitté depuis !


J'élève dans le respect de mes chiens en leur apportant soins et affection à tout moment de la journée. Tous les animaux de la ferme vivent dans une belle harmonie que je vous invite à découvrir lors d'une visite. Mes chiots sont élevés au sein d'une meute qui vit libre dans ma ferme. Ces conditions de vie apportent à mes bébés un très bon équilibre mental. Les chiots sont ainsi éduqués par tous les adultes de la meute notamment les mâles dont le rôle est fondamental dans l'acquisition de comportements sociaux adaptés.

Titulaire d'un diplôme d'ingénieur en Agriculture et d'un Doctorat en Nutrition Animale j'ai exercé comme enseignant, chercheur et consultant avant de m'installer comme simple éleveur. La Science telle qu'elle est aujourd'hui diffusée dans notre monde moderne m'apparaît comme une vaste imposture au service de multinationales sans scrupules. Notre environnement, nos animaux, notre santé se trouvent empoisonnés par une agroindustrie dont le seul objectif est le profit quel que soit le prix à payer pour la planète et les générations à venir. J'ai donc choisi de travailler avec des voies alternatives et je soigne tous mes animaux par homéopathie, ostéopathie et en utilisant la Méthode Tellington TTouch à laquelle je suis en train de me former.



Le troupeau est depuis plusieurs années sous la garde de 10 chiens Montagne des Pyrénées et d'une Dogue du Tibet maintenant rejoints par 4 Kangals et 3 Mâtins Espagnols.

Mes chiens de protection vivent en totale liberté au milieu du troupeau dont ils assurent la protection jour et nuit sur des centaines d'hectares de bois et de parcours dans la Montagne de Lure. Les chiots naissent en bergerie et se développent dans un environnement varié rempli d'animaux de ferme (chèvres, moutons, volailles, chats, cochons, ânes ...) et avec la présence de ma chienne dogue allemand, de mes bouledogues français et de mes Bulldog anglais ancien type. Ils passent également beaucoup de temps avec moi, sont manipulés chaque jour et sont donc parfaitement socialisés.

Mes chiots sont destinés aussi bien au travail ancestral de protection des troupeaux, dans les Alpes voire plus loin encore, qu'à la compagnie et la vie de famille.

A ce jour 42 Montagnes des Pyrénées10 Kangals et 6 croisés Mâtin Espagnol nés dans mon élevage remplissent avec succès la fonction de protecteurs de troupeaux d'ovins, de caprins, de chevaux et même d'alpagas. Les chiens destinés au travail doivent rester exclusivement avec leur troupeau. Ils ne peuvent pas remplir en plus la fonction de chiens de compagnie au risque de compromettre à la fois leur équilibre et leur efficacité au travail.

Afin de favoriser le retour de chiens de protection de qualité dans les troupeaux, je propose un tarif spécial aux bergers. Dans ce cas particulier, les chiots restent à la ferme jusqu'à trois mois de façon à ce qu'ils soient éduqués par la meute des adultes et qu'ils côtoient le troupeau de façon rapprochée.


 


**** BERGERS ATTENTION **** BERGERS ATTENTION  ****


Un jeune chien de protection est considéré en apprentissage pendant ses deux premières années au troupeau. Il ne faut pas attendre d'un chiot qu'il ait un comportement de chien adulte. Il est susceptible de faire des erreurs et c'est normal. Ce sera à vous de lui enseigner les bons comportements. Les jeunes chiens ne doivent pas être mis en contact avec des agneaux avant au minimum l'âge de 1 an. Ils doivent, pendant ce laps de temps, pouvoir régulièrement jouer avec leur congénères afin de se décharger de leurs excédents d'énergie et de développer des relations sociales avec leurs semblables.Les chiens de protection ne peuvent être efficaces qu'en meutes.

Homme de Paix et de Partage, je reste disponible à tous ceux qui souhaitent utiliser des chiens pour assurer la protection de leurs troupeaux. Si vous n'avez pas de temps, si vous n'aimez pas les chiens, NE PRENEZ PAS de chiens de protection.

Pour une première mise en place de chiens de protection je conseille d'introduire 2 chiots en même temps. Il est évident que le nombre de chiens de protection doit être adapté à la taille du troupeau.


Le nombre des chiens peut être diminué ou augmenté selon des circonstances et un environnement qui restent propres à chaque troupeau. Néanmoins tomber en dessous des seuils minimum ne peut garantir une protection efficace du troupeau ni des chiens eux-mêmes [voir mon article : combien de chiens pour protéger un troupeau ?].

Pour l'équilibre de la meute et son efficacité il est bon qu'elle soit composée de mâles et de femelles de différents âges. Les anciens enseignent ainsi aux plus jeunes tout en assurant leur protection. Dès lors qu'un chien atteint l'âge de 5 ans il faut penser à son remplacement et intégrer un nouveau chiot. Un tiers des chiens doit être très expérimenté (chiens de plus de 5 ans) un tiers doit être expérimenté (chiens de 2 à 5 ans) et un tiers composé par les jeunes chiens en apprentissage (chiens de 3 mois à 2 ans).


 

Pendant de nombreuses années j'ai été le seul berger de France à présenter des chiens de protection de troupeau en exposition. Mais j'ai décidé de ne plus participer aux expositions car je ne veux plus cautionner le système mis en place par la cynophilie moderne (LOF, standards, expositions) qui participe activement à la destruction des races qu'elle est sensée préserver et qui sacrifie sans vergogne santé, rusticité et qualités d'élevage sur l'autel des apparences d'un monde moderne qui ne respecte rien si ce n’est l’argent et une frivolité que je trouve totalement déplacée concernant des êtres vivants. Je vous invite à lire sur ma page MONTAGNE DES PYRENEES le texte de la rubrique COUP DE GUEULE dans lequel j'explique pourquoi je parle des expositions comme d'un monde des illusions ...



Le drame de l'élevage canin c'est qu'aujourd'hui l'éleveur qui est dans le « système » (club, expo, SCC ...) met en avant des résultats tels que l'absence de dysplasie (ou d'autres problèmes d'origine génétique) comme un porte drapeau pour démontrer qu'il est super bon éleveur (?) ... Le monde est devenu tellement artificiel et superficiel qu'ils ont tous oublié qu'un chien en bonne santé c'est juste l'état normal d'un chien !!! Les clubs font de la collecte de tares génétiques mais pas du tout de réelle sélection génétique car le système est vicié dans ses fondements mêmes. L'autre drame de la cynophilie en France est qu'elle est totalement tenue par le milieu vétérinaire donc des personnes uniquement axées sur la maladie et en aucun cas sur l'élevage. On voit les résultats aujourd'hui … Ce sont des zootechniciens (des spécialistes de l'élevage) qui devraient gérer la SCC ....



Il peut paraître étonnant que j'élève, à côté de mes chiens de protection, des bouledogues français. Cela tient à deux raisons principales. La première est strictement économique car dans les faits c'est l'élevage des bouledogues français qui me permet de financer mon élevage de grands chiens absolument pas rentable, et c'est une vraie bonne raison ! La deuxième est que la mise en contact des chiots destinés à la protection des troupeaux avec une petite race leur permet d'appréhender une dimension de la vie qui n'existe en général pas dans la méthode classique d'élevage des chiens de protection. Non seulement ce contact est stimulant pour les chiots mais il leur permet ultérieurement de mieux gérer les rencontres avec des petits chiens de compagnie dans la mesure où ces derniers n'agressent pas le troupeau. Enfin élever plusieurs races de chiens n'empêche pas pour autant de produire des chiens de grande qualité. C'est ce que voudraient faire croire certains éleveurs qui revendiquent l'élevage d'une seule race comme un critère d'excellence. Je dirais même que les chiots qui naissent et sont élevés dans une meute multiraces bénéficient de bien meilleures stimulations pendant leur développement dues à ces confrontations nombreuses et variées. Cela apporte un bénéfice indéniable à leur équilibre et à leurs capacités d'adaptation. La troisième raison de la présence de bouledogues français sur ma ferme est simplement la passion que j'ai pour cette race pleine d'intelligence et d'affection. Une race dont l'amélioration génétique me passionne également !



HAZAN du Hogan des Vents 6 mois


Je considère mon élevage comme un véritable écosystème. Quels que soient les élevages pratiqués (chiens, ovins, bovins, porcins ...) le premier animal qui est élevé par l'éleveur est le microbe ! Les techniques que j'utilise et qui - je le reconnais - peuvent paraître choquantes au premier abord visent à développer sur l'ensemble de ma ferme une population de microbes favorables à mes chiens, mes chèvres et mes brebis, population dont le rôle principal est de contrer le développement des microbes pathogènes et des parasites. Cela vise également à stimuler le développement d'une immunité naturelle chez mes animaux en laissant survivre une population résiduelle de pathogènes sans que leur action négative puisse s'exprimer.


Tous mes animaux (chèvres, moutons, porcs, chiens) dorment sur une litière de paille accumulée c'est-à-dire que je rajoute des couches de paille propre régulièrement sur le dessus (c’est le principe des toilettes sèches dans lesquelles on utilise en général de la sciure de bois). La paille est un très bon isolant, un très bon absorbant et surtout elle est 100 % biodégradable. L'intérêt de laisser accumuler la litière est qu'une activité biologique intense se développe dans les couches profondes avec un début de transformation vers l'humus qui est un activateur biologique des sols naturel. En hiver cette même activité biologique dégage aussi de la chaleur qui est un élément de confort supplémentaire pour mes petites races de chiens (quand même chauffées avec des lampes). Bien que je ne sorte la litière qu'une fois par an, cette litière qui est donc vivante et biologiquement active ne dégage absolument aucune odeur (les inspectrices de la DSV qui sont venues me contrôler en ont été les premières surprises). Lorsque la paille est ajoutée régulièrement, la litière est très confortable pour les chiens.


A l'égal de l'élevage, le premier travail des cultivateurs c'est de cultiver les microbes du sol et pas les plantes comme on pourrait l'imaginer. Quand le sol est bien vivant, les plantes poussent sans avoir besoin de recevoir toute la panoplie chimique qu'on voudrait nous faire croire indispensable (enfin surtout ceux qui en tirent un profit honteux). Les forêts poussent depuis des millénaires sans engrais chimiques ni pesticides !


Depuis des années je n'utilise plus aucun produit chimique dans mon élevage et je trouve que c'est bien pour l'environnement et pour la planète. Mes biberons pour les agneaux qui ne sont pas lavés ne sentent pas mauvais tout comme les gamelles de mes chiens, un film bactérien recouvre toute la surface interne des contenants et empêche le développement des moisissures. En définitive c’est moins de produits de nettoyage, moins d’utilisation d’eau, moins de rejets polluant dans la nature et moins de travail pour l’éleveur qui a aussi plus de temps pour observer ses animaux, son vrai travail.





Le texte ci-après est reproduit avec l'aimable autorisation de son auteur Anne HUPEL (Elevage du Bonnie Blue Flag) que je remercie pour tous les conseils judicieux qu'elle a eu la gentillesse de partager avec moi et pour les chiens magnifiques qu'elle m'a confiés.


Il ne faut pas oublier que le concept typiquement occidental de <RACE> est très récent, à peine plus d'une centaine d'années, face à des milliers d'années de sélection par les éleveurs sur des populations animales dont la variabilité génétique était une richesse par opposition aux standards modernes qui figent nos chiens dans des postures d'exposition sans tenir aucun compte de leur santé et de leur bien être, en soi un véritable scandale que je dénonce haut et fort.


Le KANGAL chien de protection de troupeau : HISTORIQUE



Seuls les occidentaux ont décidé qu’il n’y avait qu’une seule race en Turquie qu’ils ont nommé « Berger d’Anatolie ». Or, là-bas, « Coban Kopegi », littéralement « chien de berger », est le terme pour désigner, sans distinction de race, tous les protecteurs de troupeau. En France, nous avons bien plusieurs races de chien de Berger sur une petite superficie (Beauce, Brie, Picardie), le Portugal, petit pays, à bien quatre races de chien de protection. Et la Turquie, dont la superficie fait une fois et demi celle de la France, avec son relief accidenté et son histoire mouvementée se verrait imposer une seule race. Quelle ineptie !


La Turquie, anciennement Asie mineure, est un pays très étendu, 1500 km d’est en ouest et 600 km du nord au sud. Baignée par quatre mers (Noire, Méditerranée, Égée et Marmara) soient 8000 km de côtes, la péninsule anatolienne est une région de hautes terres. Au centre, le plateau d’Anatolie s’élève jusqu’à 2000 m à l’est. Au nord se situe la chaîne pontique qui domine la mer Noire, au sud se situent les Monts de Taurus au dessus de la méditerranée. A l’est, aux confins de l’Arménie, se dresse le Mont Ararat à 5165m, point culminant de la Turquie dans une région très montagneuse.


Le climat continental et aride du plateau d’Anatolie se définit par des étés très chauds et très secs, par des hivers très rigoureux et par des grands écarts de températures entre les jours et les nuits.


L’histoire de la Turquie est très mouvementée et très ancienne. De nombreux peuples au fil des siècles et des invasions se sont succédés et chacun y a laissé son empreinte. Ce pays complexe ne peut ni ne veut avoir une seule race, mais non cynophile, il n’a pas su jusque là se défendre des initiatives de l’occident qui lui a imposé le Berge d’Anatolie sans aucun respect de ses convictions.



HAKAN-KANGAL du Hogan des Vents


Mais la Turquie a décidé de se réveiller et commence depuis quelques années déjà à s’intéresser à ses différentes races régionales et plus particulièrement à l’une d’entre elles, le Kangal, emblème de ce pays. Chacune de ces races est adaptée à un type de troupeau, à un mode de vie et à des besoins spécifiques des habitants de sa région. L’histoire de celle-ci a aussi un rôle prépondérant dans l’apparence du chien.


Ces races, par leur isolement géographique, les particularités de leur milieu et l’action très limitée de l’homme dans le contrôle des accouplements pourraient être considérées, selon la définition donnée par le professeur Denis, comme des races primaires. Trois d’entre elles sont déjà mises en valeur à des degrés divers et étudiées par d’éminents scientifiques et vétérinaires turcs.


Dans la région très accidentée, située au nord est de la Turquie, dans les provinces de Kars et d’Ardahan et dans une partie de celles d’Arhin, Erzurum, Agri et Igidir, vit une race très proche du Berger de Caucase, le berger de Kars. Ce nom lui a été donné voici quelques années en rapport avec sa région d’origine. Ce chien à poil long pour lequel toutes les couleurs et combinaisons sont admises prend le plus souvent des teintes sombres mieux accordées à celles des moutons fauves roux et des chèvres qu’il protège. Ces chiens sont un peu plus petits que leurs homologues des autres régions.





HAKAN-KANGAL du Bonnie Blue Flag

Etalon KANGAL à l'Elevage du Hogan des Vents


Dans l’ouest de la Turquie, dans un triangle qui couvre en partie les provinces d’Ankara, Konya, Afyon et Eskisehir, on rencontre les Akbashs, littéralement tête blanche, similaires à tous les chiens de protections blancs européens. Leur couleur leur permet de se fondre au milieu des troupeaux. Ce sont de grands chiens, très sociables avec les humains et très efficaces comme protecteurs. Tous les chiots naissent blancs et les portées sont très homogènes. Par contre ils peuvent être à poil long ou court.

Dans le centre de la Turquie, dans la province de Sivas et les provinces avoisinantes comme la cappadoce ( Kayseri), Tokat, Erzincan et Malatya, vit une race magnifique, le Kangal, qui fait couler à tort beaucoup d’encre. Cette race, associée historiquement à la ville de Kangal située dans la province de Sivas, a un statut particulier en Turquie. Considérée comme un trésor national, elle est la fierté de tous. Auréolée de légendes, elle est brandie tel un étendard ces grands chiens au poil court et dense, de couleur claire (sable à gris) de la même teinte que les moutons qu’ils protègent et que la terre sur laquelle ils évoluent, au masque noir, sont des protecteurs de troupeau hors pair.



FILO KANGAL du Bonnie Blue Flag


Ces dernières années, plusieurs symposiums ont été organisés en Turquie, le premier en 1996 pour déterminer les caractéristiques de toutes ces races et du kangal en priorité et faire le point sur les recherches et la sélection. En 2003, un grand symposium international a apporté beaucoup de réponses à de nombreuses questions et a démontré la détermination et l’intérêt de la Turquie pour ses races et pour le Kangal en particulier.



Depuis 1999, un festival a lieu tous les ans organisé par la ville de Kangal et attirant chaque année plus de participants. En 2003, environ 300 chiens ont été jugés, une sélection a lieu le veille du Festival et seuls les meilleurs concourent le lendemain. C’est ainsi que quelques personnes tentent leur chance avec des non Kangals mais sont refoulés lors des sélections. Ce type de manifestation présente un intérêt certain car il met en contact des personnes qui, par ailleurs ne se seraient jamais rencontrées. Cela pourra encore améliorer la sélection au sein de la race.


Il est heureux de constater que les instances de la région ont pris conscience de l’urgence de réagir pour sauver leur race, pour la protéger et la conserver aux mieux de ses intérêts. Avant que les américains et les européens ne s’intéressent aux chiens turcs et ne les sortent du pays, les habitants n’avaient aucune raison particulière de protéger les Kangals. Imaginez un seul instant leur réaction en entendant parler du berger d’Anatolie dont ils ignoraient jusqu’à l’existence, comme race unique en Turquie. Un autre danger guettent les Kangals. C’est la raréfaction des bergers, les troupeaux de moutons diminuent, les chiens perdent leur utilité. Dans le même temps, les maladies déciment les portées, surtout la parvovirose, et entraînent chez les chiots une mortalité pouvant atteindre 90%.



A l’étranger, de nombreux amateurs se sont mobilisés et tentent d’aider la Turquie à faire reconnaître le Kangal par les instances cynophiles internationales, afin de lui conserver ses fonctions et ses qualités ancestrales qui font de lui ce chien si fier, si efficace et si attachant.


En 2001 Anne HUPEL a créé le Kangal Club de France qui regroupe de vrais passionnés, soucieux de rendre au Kangal son identité en lui conservant son authenticité et sa rusticité originelles.


Quant au Berger d’Anatolie, si cher aux détracteurs du Kangal, il pourrait être apparenté à une race dérivée. En effet, il est issu de croisements souvent aléatoires, sans sélection, du moins en Turquie, des différentes races primaires qui s’y trouvent. C’est la raison pour laquelle elle manque tant d’homogénéité même aux Etats-Unis où elle est pourtant élevée depuis longtemps. Le but n’est pas de la dénigrer mais juste de montrer la différence avec les autres races turques bien plus homogènes. Une portée d’Akbash ou une portée de Kangal présente une grande homogénéité. Dans une portée de Berger d’Anatolie on a de tout. Peuvent s’y côtoyer des poils longs et courts, toutes sortes de couleurs, de taches, de grosses têtes, des nez pointus, des chiots fins ou osseux au gré des aléas génétiques. Chaque éleveur a alors le choix de son type de Berger d’Anatolie et le standard est si peu précis qu’ils sont tous acceptés.


Alors permettons au Kangal, à l’Akbash, au Kars et peut être à d’autres races régionales de s’exprimer afin de conserver à chacune son identité propre, liée à la culture des habitants qui partagent leur vie.



QUALITES PHYSIQUES


Authentique, rustique et primitif, le Kangal est un grand chien puissant sans lourdeur. Le poitrail large lui permet d’affronter le prédateur et l’arrière plus étroit mais très musclé lui permet de se mouvoir avec aisance sur les hauts plateaux d’Anatolie et dans les pentes escarpées et rocheuses, de se déplacer très rapidement autour des troupeaux lors d’attaques de prédateurs (le plus souvent des loups).


Sa vitesse de pointe peut atteindre 60 à 70 km/heure. Il est de couleur sable avec un masque et des oreilles noires. Cette teinte n’a pas été sélectionnée par hasard. Elle s’apparente à celle des moutons dont il a la responsabilité et à celle de la terre sur laquelle il évolue. Il se fond ainsi dans le paysage et se rend invisible, un atout pour surprendre les prédateurs.


En Turquie, les Kangals sont essoreillés ce qui présente deux avantages  l’un hygiénique (ni otites, ni parasites) et l’autre protecteur (pas de prise en cas d’agression des loups). Les pattes avants sont dotées de deux doigts plus long qui permettent au chien de grimper, de s’agripper facilement aux rochers.


Le poil du Kangal est court et rêche, son sous poil abondant et très serré lui permettent de supporter les étés torrides et les hivers neigeux et glacés. La neige ne peut geler sur son poil et ne l’alourdit pas. Il reste ainsi libre de ses mouvements, mobile et rapide. Le Kangal ne nécessite que très peu d’entretien. Il n’a jamais de nœuds et la végétation n’a pas de prise. Le Kangal est frugal, il mange modérément, n’est pas vorace, ni même gourmand. Il reste ainsi sec, sans graisse superflue. Cependant il a besoin d’une nourriture de bonne qualité. C’est un chien de constitution robuste, sans maladie particulière. Il convient juste d’être prudent pendant sa croissance afin d’éviter les risques de dysplasie coxo-fémorale, de bien le vermifuger, de le déparasiter, de le vacciner régulièrement pour avoir un compagnon à la longévité intéressante pour un grand chien (environ 12-13 ans).



QUALITES CARACTERIELLES ET FONCTIONNELLES


Le Kangal est un outil de travail doublé d’un compagnon fidèle et fiable. D’un tempérament calme, équilibré, pondéré, ce chien possède un immense instinct de protection inné, une forte complicité avec con maître, un profond attachement à son troupeau et un amour immodéré des enfants.


 Son sens de la hiérarchie est réel et s’il est têtu et assez indépendant, il n’en est pas moins proche de son maître. Le Kangal est très observateur, en éveil 24h/24, sa vigilance est sans faille et il est incorruptible. Il ne se laisse pas distraire pendant son travail, il se sent responsable de ceux qui lui sont confiés. C’est aussi une assurance de survie dans son pays où les prédateurs sont nombreux et la vie précaire. Mais il n’est jamais agressif inutilement ou gratuitement. Le Kangal aime travailler et ses capacités d’adaptation sont énormes. Il aboie peu et seulement pour ce qui lui paraît être à bon escient. Il respecte son maître si celui-ci lui a clairement indiqué sa place. Il s’éduque fermement mais sans aucune brutalité (une main de fer dans un gant de velours). Il ne comprend pas la violence et devient alors imperméable à tous ordre. Une complicité doit s’instaurer avec le Kangal qui donne alors la pleine mesure de ses capacités. Avec les moutons il est extraordinaire. Il sait les apprivoiser et aime leur compagnie. Il est par ailleurs intraitable envers les prédateurs potentiels qui s’approcheraient de son troupeau. Il leur laisse un périmètre de sécurité au-delà duquel il les prévient de sa présence et joue un rôle dissuasif mais gare à l’animal qui dépasserait ces limites. De dissuasif, il deviendrait persuasif. Son rôle est avant tout de chasser l’intrus hors des limites mais il ne craint pas l’affrontement s’il n’a pas le choix.


Vis-à-vis de l’homme, le Kangal est chien, en général, plutôt sociable, mais il saurait se montrer dissuasif vis-à-vis de celui qui dépasserait certaines limites sans pour autant l’agresser. Il sait même neutraliser si nécessaire sans agression. En présence de son maître, il analyse le comportement de celui-ci vis-à-vis de l’intrus avant d’intervenir. Si son maître est amical, il le sera également, s’il est méfiant, il sera sur ses gardes, en cas de conflit le Kangal interviendra fermement en maîtrisant le danger. Mais en Turquie, les prédateurs sont des animaux, l’inconnu devra donc simplement s’abstenir de toucher à son troupeau ou de s’en approcher de trop près. Il protège instinctivement ceux qui lui sont confiés et travaille en parfaite harmonie avec le berger.




Son mode de vie dans sa région d’origine n’est pas étranger à son comportement. Les chiots naissent entre mars et septembre dans les villages, soit dans une dépendance, soit dans une meule de foin voire même dans un terrier creusé parfois comme j’ai pu le voir sur la place du village.


Ils sont manipulés très tôt par les hommes, surtout les enfants et grandissent au sein de la communauté humaine et animale ce qui leur confère leur sociabilité mais ne leur retire en rien leur instinct de protection. L’hiver, ils dorment à l’abri dans les bergeries, au printemps suivant, ils suivent leurs aînés, souvent des mâles, le berger, l’âne et le troupeau sur les hauts plateaux. Les femelles sont parfois aussi de la partie, tout dépend du nombre de chiens que possède le village ou la ferme. Elles sont d’ailleurs tout aussi efficaces que les mâles mais moins corruptibles, les louves en chaleurs ne les intéressent pas. Mais souvent elles attendent des petits ou allaitent et restent alors au village. Les chiots étant sevrés tôt, il n’est pas rare de les voir ensuite repartir au travail. La vie des mâles est légèrement différente. S’ils sont à plusieurs à la protection des troupeaux et vivent alors en bonne entente, au village, ils sont attachés pour éviter les conflits éventuels dus aux femelles en chaleur, ou tout autre problème de territoire. Les femelles pour leur part sont en liberté sauf pendant leurs chaleurs où elles sont enfermées. Le mâle utilisé comme géniteur est en général celui qui a affronté les loups avec succès, le plus « courageux ». Le Kangal est un formidable outil de travail pour le berger mais ce n’est pas un chien parfait pour autant.


Quelques petit défauts : il est têtu, il est curieux, il aime faire des trous et attrape tout ce qui est taupes, mulots souris pour en faire son déjeuner. Il n’aime pas l’oisiveté, il aime se rendre utile. Mais quand on vit avec un Kangal on ne peut plus s’en passer. Les propriétaires de chevaux s’intéressent souvent au Kangal dont le tempérament calme convient parfaitement à la vie avec la gent équine.


Il tient aussi très bien son rôle de chien de compagnie, à la fois complice et protecteur. Si son tempérament indépendant lui permet de supporter l’absence de ses maîtres pendant leur journée de travail, il n’est pas question pour eux de l’oublier lorsqu’ils sont là, il aime la compagnie, les caresses, les enfants et participer à la vie de famille. Le Kangal a besoin d’un territoire donc d’un jardin, un appartement ne lui convient pas. Mais il est impératif de garder à l’esprit qu’un Kangal n’est pas un chien de garde mais de protection. Il aboie donc à bon escient et ne se déplace que s’il sent un danger potentiel, une situation anormale. Il est très observateur et fait preuve de ténacité. Rien n’échappe à ses sens exacerbés. C’est un chien fiable et sûr.







Troupeau du Hogan des Vents


Les trois obscurités de la vie :


La nuit sans lune,
L'homme sans savoir,
L'enclos sans moutons.


(Citation Mongole)




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